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LA GALERIE J. KUGEL

Nicolas et Alexis Kugel représentent la cinquième génération d'une dynastie d'antiquaires commencée en Russie à la fin du XVIIIe siècle avec Elie Kugel. Collectionneur de pendules et de montres, il vécut plus de cent ans et persuada son fils Joseph de devenir horloger afin d'entretenir sa collection. Ce dernier, pris au jeu, commença parallèlement un commerce de pendules et de montres d'occasion qu'il étendit peu à peu aux bijoux et à l'orfèvrerie. Son petit-fils, Matias (1876-1968), grand-père de Nicolas et Alexis, spécialisé dans l'orfèvrerie, établit son commerce à Minsk et Saint-Pétersbourg. Jacques (1912-1985), leur père, émigra ensuite à Paris en 1924 où en 1958 il ouvrit une galerie rue Amélie puis rue de la Paix. Il élargit alors son activité aux meubles et aux tableaux. En 1970, Jacques s'installa au 279 rue Saint-Honoré et y acquit une réputation internationalement reconnue. À sa mort en 1985, Nicolas et Alexis ont pris la direction de la galerie et perpétuent la tradition familiale.

Depuis 2004, la galerie est installée dans l'Hôtel Collot, 25 quai Anatole France, construit en 1840 pour Jean-Pierre Collot, directeur de la Monnaie, par Louis Visconti, l'architecte le plus célèbre de son temps.

La Galerie J. Kugel est la seule à offrir un aussi large éventail de spécialités. En effet, celles-ci couvrent une période allant du Moyen Age au milieu du XIXe siècle et incluent des domaines tels que l'orfèvrerie, le mobilier, la sculpture, la peinture, les objets précieux et de trésors. Alexis et Nicolas Kugel accompagnent les amateurs dans leur passion et les aident à constituer leurs collections. La provenance « Kugel » d’un objet constitue une plus-value intrinsèque car elle est synonyme d’authenticité, rareté et qualité. Une étude récente des objets avec une provenance Kugel passés en vente révèle qu’ils ont été adjugés en moyenne plus du double de leur estimation médiane (Soit 216,24%. Étude sur 307 lots chez Sotheby’s, Christie’s et Hôtel Drouot – Sources internet.).

Depuis 1996, ils organisent régulièrement des événements et des expositions, faisant ainsi de ce lieu un rendez-vous contribuant au rayonnement de Paris comme capitale des arts. Ces expositions, autant scientifiques que commerciales, témoignent de la rigueur et du dynamisme de la galerie.

  • En 2012, l’exposition « Neuber, orfèvre minéralogiste à la Cour de Saxe - Le luxe, le goût, la science ... » a été conçue en partenariat avec le musée de la Voûte Verte de Dresde et la Frick collection où elle a été présentée au cours de l’année 2012. L’exposition monographique s’est articulée autour de la célèbre table de Breteuil, chef-d’œuvre du mobilier occidental.
  • En 2010, l’exposition « Anticomania », mise en scène par Pier Luigi Pizzi, se tient dans une rotonde construite pour l’occasion dans la cour de la galerie, s’inspirant du Panthéon de Rome. On a pu y voir des œuvres de toutes les disciplines artistiques confondues et d’époques diverses, de l’antiquité à l’Empire, en passant par la Renaissance.
  • En 2008, exceptionnellement, l’exposition « Les bronzes du Prince de Liechtenstein, Chefs-d’œuvre de la Renaissance et du Baroque » n’était pas commerciale et n’avait d’autre but que donner au public parisien la chance d’admirer de superbes sculptures de la collection privée de l’actuel Prince de Liechtenstein.
  • En 2006, une exposition rend hommage à Nicolas Landau (1887-1979), « Prince des Antiquaires », pionnier du goût pour les cabinets de curiosité.
  • En 2002, « Sphères, l'art des mécaniques célestes » a attiré 14 000 visiteurs, affluence remarquable pour une galerie privée. Elle présentait au public 50 globes terrestres et célestes, sphères mécaniques et planétaires, datant de l'Antiquité au début du XIXe siècle. Le clou de l'exposition a été le célèbre « chef-d'œuvre » d'Antide Janvier, la pendule astronomique la plus complexe jamais réalisée dans l'histoire de l'horlogerie dont la construction lui prit 11 années entre 1789 et 1801.
  • En 2000, « Joyaux Renaissance » a présenté quelque 150 bijoux de la Renaissance.
  • En 1998, avec « Trésors des Tzars » Nicolas et Alexis opèrent un retour à leurs racines en assemblant plus de 300 œuvres d'art russes, incluant peintures, mobilier et orfèvrerie. Le clou de l'exposition est le fameux diamant « Potemkine » de 54 carats offert par Catherine la Grande à son amant et favori Grigory Potemkine et exposé pour la première fois au public.
  • La première exposition organisée par la galerie, « Un Panorama de Paris », en 1996 comprenait plus de 60 peintures, dessins et aquarelles datant de 1650 à 1840 et représentant Paris et ses environs.

Parallèlement à chaque exposition, des catalogues scientifiques sont édités par la Galerie J. Kugel en collaboration avec les meilleurs experts du domaine concerné. La publication des Emaux de Limoges de la collection de M. Hubert de Givenchy a reçu le prix Eugène Carrière de l'Académie française. Alexis a également coécrit avec Michèle Bimbenet-Privat, La collection d’orfèvrerie du cardinal Sfondrati au Vatican, ouvrage paru en 1998, ainsi que l’important ouvrage Orfèvrerie française, la collection Jourdan-Barry écrit en collaboration avec Peter Fuhring, en 2005.

De nombreuses ventes très importantes ont été négociées au fil des années. En 1994, fut vendue la prestigieuse collection d'émaux de Limoges du XVIe siècle provenant de la collection d'Hubert de Givenchy, la plus belle en mains privées, ainsi que la remarquable armoire au char d'Apollon par André-Charles Boulle provenant également de la collection du célèbre couturier. Un coffret en nacre monté en vermeil réalisé au début du XVIe siècle pour François Ier par l'orfèvre parisien Pierre Mangot, l'un des plus beaux exemples de l'art français de la Renaissance qui nous soit parvenu, fut vendu au musée du Louvre en 2000 pour une somme non dévoilée mais réputée pour être la plus importante jamais dépensée par ce musée pour un objet d'art. Plus récemment, la double tête en bronze de Primatice, provenant de la collection Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, réalisée pour François Ier au château de Fontainebleau, fut vendue au musée Getty de Los Angeles.

L'équipe de chercheurs et d'archivistes, ainsi que la bibliothèque de la galerie avec plus de 20.000 ouvrages de références, constituent une aide précieuse et une ressource inestimable dans la recherche de trésors perdus.

La galerie expose également chaque année à la TEFAF Maastricht depuis 1991.

Galerie Kugel
25, quai Anatole France
75007 Paris
France

Tel: +33 (0)1 42 60 86 23
Fax: +33 (0)1 42 61 06 72
E-mail : galerie@galeriekugel.com

Heures d'ouverture:
Du lundi au samedi
10h30-19h00