Corail, émaux bleu et blanc sur cuivre doré
H. 50 cm ; L. 34 cm
Cette oeuvre figurant saint Michel illustre le savoir-faire si particulier des ateliers de Trapani, en Sicile, où fleurit du XVIe au XVIIIe siècle une production de cuivre doré enrichi de corail. De minuscules fragments de corail, sculptés dans des formes variées, sont incrustés dans un fond de cuivre doré parfois rehaussé d’émail, créant une infinie variété d’effets. Considéré de tout temps comme une matière précieuse aux vertus talismaniques et thérapeutiques, le corail était réputé être né du sang de la Gorgone Méduse tuée par Persée. Les artistes de Trapani réalisaient surtout de petites pièces religieuses ou profanes, crucifix, ostensoirs, bénitiers, mais aussi vases et aiguières destinés aux cours européennes.